Le scrapbooking, un loisir créatif pour mettre en scène ses photos
Après des vacances ou une fête, il reste souvent des dizaines de photos. Les laisser sur l’ordinateur ne permet pas de les partager facilement. Les ranger dans un album classique reste possible. Faire imprimer un livre photo en ligne donne déjà un résultat plus original. Le scrapbooking va plus loin et met les images en scène.
Le scrapbooking consiste à créer un album en utilisant les photos, des papiers, des découpages, des autocollants et tout autre élément décoratif. Le but est de raconter un moment avec une présentation personnelle, soignée et durable. Mariage, naissance, voyage, anniversaire, toutes ces étapes trouvent leur place en scrap.
Il existe un style dit européen qui donne la priorité à la photo et un style dit américain qui mise davantage sur la décoration. Le texte qui suit présente surtout le scrap européen, sobre, clair et centré sur l’image.
Pour débuter
Le matériel de base reste simple. Une paire de ciseaux, un cutter avec lames de rechange, une règle métallique pour guider les découpes, un massicot pour les coupes droites, un crayon à mine tendre et une gomme qui ne marque pas le papier. Viennent ensuite les adhésifs: colle, double-face, stylos de collage. Tout le matériel doit être sans acide pour préserver les photos dans le temps.
L’album est le premier support. Un album modulable est très pratique. Les pages se créent dans n’importe quel ordre puis se rangent ensuite dans l’album à la bonne place. Plus besoin de travailler chronologiquement.
Les papiers jouent un rôle décoratif. Unis, à motifs, opaques ou transparents, ils servent de fond ou d’ornement. Les couleurs doivent rester en accord avec les clichés. Un simple feutre noir suffit pour écrire les titres et les légendes. Plus tard il est possible d’ajouter la couleur.
Le format 30 x 30 cm est le plus répandu. Il laisse de la place pour plusieurs photos et pour les décors. D’autres formats existent comme le 20 x 20 cm ou le 12 x 12 cm.
Quelques techniques
La découpe au massicot donne des bords nets et droits. Un massicot de 30 cm convient bien aux pages de 30 x 30 cm. Il évite les irrégularités et accélère le travail.
La découpe avec un gabarit apporte de la précision. Les gabarits ou pochoirs servent à tracer une forme avant découpe. Certaines plaques rigides laissent passer la lame d’un cutter pivotant. D’autres, plus souples, proposent des formes décoratives comme le cercle, l’ovale, le cœur ou la fleur. Ces formes permettent des pages harmonieuses.
L’embellissement avec du papier met en valeur les photos. Quelques bandes ou quelques cadres de couleur apportent un contraste. Le papier peut servir de fond, de cadre ou de rappel de couleur. Le but est de soutenir la photo, pas de la cacher.
L’imbrication simple consiste à faire se chevaucher deux ou plusieurs photos. On superpose, on trace le contour de la photo du dessus sur celle du dessous, on découpe puis on recolle en laissant un fin espace. Cette méthode permet d’utiliser plusieurs clichés sur une même page tout en gardant de la cohérence.
L’imbrication puzzle réunit quatre photos qui s’emboîtent. On détermine l’ordre, on trace le premier arrondi, on le reporte sur la photo suivante et on continue ainsi. Le résultat ressemble à quatre pièces qui composent une scène.
Les mosaïques sont très appréciées en scrap européen. On commence par choisir les photos, on les recadre avec une grille, puis on colle chaque morceau à sa place. Les espaces libres peuvent recevoir du papier de couleur ou des soulignages. L’ensemble est graphique et propre.
Les mosaïques en roues utilisent des pochoirs arrondis. Les photos sont découpées en portions de cercle et réunies pour former une rosace. On place d’abord les grandes parties puis on complète avec de petites pièces découpées dans des détails de photo ou dans des chutes de papier.
Le soulignage consiste à tracer un cadre au feutre autour de la page. Ce cadre relie les éléments entre eux. On dessine d’abord au crayon, puis on repasse avec un feutre. Le cadre peut s’interrompre au niveau d’une photo pour donner l’impression qu’il passe dessous. On peut aussi ajouter quelques traits sous des éléments détourés pour leur donner une assise.
Quelques exemples
Une page peut comporter une grande photo découpée selon un gabarit décoratif et partiellement glissée sous deux autres petites photos. Une autre page reste très simple avec un fond de couleur, quelques fils métalliques ou dorés et un titre écrit avec un feutre doré.
Il est possible de mater les photos. On colle alors chaque cliché sur un papier légèrement plus grand. Le bord ainsi créé fait ressortir l’image. On peut ensuite tracer un cadre général autour de l’ensemble pour unifier la page.
Une autre approche consiste à utiliser un grand pochoir à cases. Certaines cases sont occupées par des photos, d’autres par du papier, d’autres sont laissées vides et simplement soulignées. Cela évite la surcharge tout en gardant un rythme visuel.
On peut aussi intégrer un élément inhabituel comme une serviette décorative correctement séchée et pressée. Elle devient alors un embellissement supplémentaire.
Un peu de vocabulaire
Scrap ou scrapbooking désigne l’activité. Mater une photo signifie la coller sur un papier plus grand pour créer un contour. Détourer signifie découper un sujet pour le séparer de son fond. Souligner signifie tracer un trait de feutre pour relier, encadrer ou mettre en avant un élément. Un gabarit est un pochoir réutilisable qui sert à tracer toujours la même forme. Travailler sans acide signifie utiliser des fournitures qui ne jaunissent pas les photos.
Avec ces notions de base, chaque série de photos peut prendre la forme d’un récit visuel clair, lisible et durable.